Maison Shalom – Burundi

Suite à la visite de Son Altesse Royale la Grande-Duchesse au Burundi en 2009, au cours de laquelle Elle a pu visiter la prison Mpimba à Bujumbura, où de très jeunes adolescents étaient emprisonnés pour des délits de droit commun dans des conditions effroyables, Elle a initié le « Projet de la Main Tendue ». Ce dernier visait à faire sortir ces enfants de prison et leur offrir un accompagnement psycho-social, un logement et une formation.

Après plusieurs mois de préparation, le Projet de la Main Tendue à l’enfance a été lancé officiellement le 27 janvier 2010 dans le cadre de la visite au Luxembourg de Mme Marguerite (Maggy) Barankitse, surnommée « L’ange du Burundi », fondatrice et représentante légale de la Maison Shalom. Cette organisation burundaise, reconnue mondialement pour la promotion d’une culture de la paix et de la réconciliation, a été initiée en 1993 pour venir en aide à des milliers d’enfants (dont des enfants-soldats), victimes des massacres opposant les groupes ethniques Hutu et Tutsi.

L’objectif global du projet était d’ « établir un système de justice pour mineurs en conflit avec la loi au Burundi basé sur la convention des droits des enfants et autres instruments internationaux ». Le projet, qui avait également une vocation préventive, prévoyait notamment :

  • la préparation des populations locales,
  • la libération progressive des mineurs burundais
  • l’accueil dans des structures adaptées,
  • l’encadrement et la formation des jeunes,
  • la réinsertion dans la société (avec une recherche familiale).

Dans un premier temps, la Maison Shalom a accueilli  150 mineurs des prisons des provinces de Ruyigi, Cankuzo, Gitega, Rutana, Bujumbura et Ngozi. Pour ce faire, du personnel qualifié (un psychologue, un juriste, des assistantes sociales et des infirmières) a été engagé, dont la première mission a été d’œuvrer en faveur de la libération des enfants et de les accueillir dans les structures d’accueil adaptées, aménagées et équipées pour répondre aux besoins spécifiques de ces mineurs.

A côté de l’encadrement psychosocial, les mineurs ont pu profiter des infrastructures existantes de la Maison Shalom à Ruyigi : notamment les frateries (logement), la Cité des Anges (formation) et l’Hôpital Rema (santé).

Le budget de la première phase du projet 2010-2011 s’est élevé à 313.633,45 € ;
le budget pour la deuxième phase 2012-2013 s’est élevé à 307.094.65 € ;
le budget pour la troisième phase 2014-2015 s’est l’élevé à 262.616 €.

Le projet a été financé à 100 % par des dons privés au profit de la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse.

Le succès de ce projet est indéniable : alors qu’il y avait quelque 600 mineurs dans les prisons burundaises en 2010, il n’en restait plus aucun en avril 2015.

Merci de tout cœur pour le soutien tout au long de ces années !